Résumé

Cour d'assises de la Seine. Procès de M. Bertier de Sauvigny… (1832)

C'est ici, Messieurs, que le procès commence, que la pensée du crime vient à l'esprit de quelques personnes, car jusque là le nom du prévenu était ignoré. Quel est-il donc? C'est M. Bertier de Sauvigny. M. Bertier de Sauvigny ! C'est bien autre, chose : c'est un nom très-connu ; son père, son grand-père furent autrefois les premiers magistrats de cette ville; son grand-père mourut dans la première révolution, victime des fureurs populaires. Le petit-fils ne doit pas aimer les révolutions.
Source : Gallica

Cour d'assises de la Seine. Procès de M. Bertier de Sauvigny… (1832)

Aujourd'hui, il faut l'avouer, tous les pouvoirs sont affaiblis, ils ont perdu les prestiges qui les entouraient; c'est un fait dont nous n'accusons personne, il tient à la marche même des choses que personne ne peut arrêter; mais, au milieu du relâchement de tous les pouvoirs, il faut en protéger un, et principalement le premier de tous : nous ne disons pas seulement ce pouvoir abstrait et en quelque sorte insaisissable, mais celui qui existe dans un ordre tout matériel, en un mot celui qui constitue la personne du roi
Source : Gallica

Cour d'assises de la Seine. Procès de M. Bertier de Sauvigny… (1832)

Mais il est arrivé un fait tout-à-fait indépendant de la volonté de l'accusé; il est advenu ce qui arrive quand on tourne trop court, ainsi que l'ont déclaré les témoins, ou, comme l'a dit le domestique, quand on ne sait pas bien conduire un cheval ; le cheval s'est abattu, et le cabriolet n'a pas atteint toute la portée qu'il aurait eue sans ce fait. Mais si ce fait est arrivé indépendamment de la volonté de l'accusé, il n'en est pas moins vrai que la direction était donnée au cabriolet, et que, si le cheval ne se fût pas abattu, le roi aurait été atteint et renversé.
Source : Gallica

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