Résumé

Eugène Tarride De la médication arsenicale

Le plus grand emploi que les vétérinaires aient fait de l’arsenic a été pour combattre cette affection particulière des voies respiratoires, qui a reçu le nom de pousse, d’emphysème pulmonaire ; elle correspond à l’asthme de l’homme. Chez ce dernier, on connaissait déjà depuis le commencement de notre ère (Dioscoride) l’influence favorable que les arsenicaux exerçaient sur la muqueuse des bronches et sur le parenchyme pulmonaire ; mais l’acide arsénieux ne paraît avoir été essayé au même titre sur nos animaux qu’après les révélations de M. de Tschudi.
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Eugène Tarride De la médication arsenicale

Je suis porté à croire cependant que l’arsenic modifie la plupart des altérations de l’organisme, en favorisant la circulation, l’hématose, la digestion, la nutrition et toutes les sécrétions ; de sorte qu’il en résulte une régénération plus rapide des parties constituantes de l’économie, et par suite, l’élimination de l’élément morbide. La nature, d’ailleurs, possède une puissance d’action qui lui est inhérente, et nous savons que souvent, quand elle est égarée, un ébranlement, une secousse quelconque suffisent pour la faire rentrer dans le droit chemin
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Eugène Tarride De la médication arsenicale

De tout ce qui précède il résulte que l’arsenic peut être tour à tour hyposthénisant, hypersthénisant, débilitant, tonique, calmant, excitant, et même perturbateur. Assurément, en face de l’énumération de propriétés si diverses, les arsenicophobes ne manqueront pas de nous accuser de faire, de l’agent dont il s’agit, une véritable panacée universelle. — Nous répondrons à ceux-là : non, l’arsenic n’est pas un remède à tous maux ; non il ne doit pas être préféré à tout autre dans chaque maladie
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