Résumé

J. Pagès Recherches sur l’homœopathie

L’homœopathe n’a égard qu’aux caractères extérieurs, aux symptômes en un mot, ne s’inquiétant nullement de l’essence des maladies, laissant de côté l’anatomie et la physiologie, désavouant et bannissant à jamais ce qui forme la base de la médecine, c’est-à-dire la pathologie, que l’on a considérée avec juste raison comme la science du diagnostic et du pronostic. Il importe assez peu, en effet, à un homœopathe de savoir quel est le point de l’économie où siége la maladie ; il ne se préoccupe pas des changements ni des modifications qu’est susceptible de subir la substance organisée
Source : Wikisource

J. Pagès Recherches sur l’homœopathie

Tel est le rôle que Hahnemann fait jouer à la force vitale dans la maladie, l’importance qu’il attache aux symptômes par lesquels cette même force manifeste ses souffrances ; telle est aussi l’explication de son mode d’action des médicaments.
Mais quelle confiance peut-on avoir en la doctrine d’un homme qui n’hésite pas à attribuer la majeure partie des maladies chroniques à une cause unique — le miasme psorique — lorsqu’il est incontestable que les agents morbifiques susceptibles de déterminer les maladies sont immensément variés ?
Source : Wikisource

J. Pagès Recherches sur l’homœopathie

Elle seule, après avoir été désaccordée par cette perception, peut procurer à l’organisme les sensations désagréables qu’il éprouve, et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladie. Étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par les effets qu’elle produit dans le corps, cette force n’exprime et ne peut exprimer son désaccord que par une manifestation anormale dans la manière de sentir et d’agir de la portion de l’organisme accessible aux sens de l’observateur et du médecin par des symptômes de maladie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature