Résumé

Orens Bouche De la médecine dosimétrique

D’ailleurs, la grande classe des névroses où entrent les maladies les plus terribles, les plus mystérieuses et quelques-unes des plus fréquentes même, se présente comme le rempart du vitalisme. Faudrait-il que la thérapeutique restât inactive parce que les lésions n’existent pas ? Non, certainement, elle s’adresse à cette doctrine, et c’est à elle qu’elle doit ses succès.
Pour M. le docteur Burggraeve, la médecine dosimétrique est à la fois une doctrine et une méthode.
La doctrine est celle du père de la médecine, le vitalisme est sa foi ; « je pense, donc je crois » est sa devise.
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Orens Bouche De la médecine dosimétrique

Comme on le voit, l’état du pouls et la thermométrie ne laisseront jamais en défaut le praticien qui voudra faire de la médecine symptomatique.
Cependant, tout en admettant l’utilité du traitement basé sur les symptômes, nous ne devons pas, comme M. Burggraeve, rejeter l’étiologie au dernier plan. Plus le praticien est dans l’embarras et le doute, plus il doit tenir compte de tout ce qui peut le mettre sur la bonne voie, c’est-à-dire, celle de la guérison.
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Aujourd’hui, quand un médecin prescrit un médicament, il ignore absolument ce qui sera fourni aux malades, si ce sera fort ou faible, bon ou mauvais, pur ou impur ; et, comme la loi interdit aux médecins de fournir eux-mêmes les médicaments, on fait une mauvaise thérapeutique et l’on n’ose pas ordonner les médicaments énergiques de crainte de dépasser la mesure ou de ne pas l’atteindre.
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