Miguel Puig y Monserrat

Résumé

Miguel Puig y Monserrat Essai sur l’homœopathie

Qu’on ne doute pas de l’efficacité du principe immatériel des médicaments, dit Hahnemann ; qu’on ne refuse pas d’admettre qu’une force excessivement puissante peut résider dans une particule de substance, si petite soit-elle ; car ne voit-on pas tous les jours des effets désastreux produits par les matières virulentes ou venimeuses ? Est-ce que dans ces agents on ne trouve pas la preuve d’une force immense, d’un principe inhérent à une particule infiniment petite de matière ? Les virus et les venins agissent donc dans l’organisme comme les médicaments, par un principe dynamique.
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Miguel Puig y Monserrat Essai sur l’homœopathie

Chez le malade, une seule chose attire l’attention de l’homœopathe, c’est l’examen minutieux de tous les signes morbides ; la symptomatologie est pour lui la clef de toute la pathologie. Il ne s’obstine point à rechercher la nature de la maladie, cela lui est tout-à-fait inutile. Les symptômes, et uniquement ceux-ci, doivent lui accuser l’affection, de même que les fonctions donnent au physiologiste le rhythme normal de l’organisme. La symptomatologie est d’autant plus importante en homœeopathie, que chaque symptôme doit être combattu par un médicament spécial : Similia similibus.
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Miguel Puig y Monserrat Essai sur l’homœopathie

Le médecin de Leipzig continue ses arguments et pour appuyer ses assertions il ajoute : « Qui ne sait que la frayeur, la colère sont autant de causes de maladie ? Qui ignore qu’un orage donne la diarrhée à certaines personnes ; que d’autres ne peuvent supporter la vue d’un chat, d’un crapaud sans tomber en défaillance ? A-t-il jamais existé un homme dont les sens aient assez de finesse pour percevoir ces sortes d’agents ? Pourquoi dès lors les médicaments ne seraient-ils pas doués d’une puissance aussi subtile ? »
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