Jean-Baptiste Haget

Résumé

Jean-Baptiste Haget Maladie du coït

La vulve est le siège d’un écoulement plus ou moins abondant, d’une matière visqueuse jaunâtre qui se concrète, salit les crins de la queue, les cuisses et corrode les lèvres de la vulve. La muqueuse vulvo-vaginale semble ridée, et est d’un pâle tirant sur le jaune, ou d’un rouge violacé, en un mot, elle est comme marbrée. On y constate en outre de petites saillies jaunâtres de la grosseur d’une tête d’épingle ou d’un petit pois, saillies qui s’ulcèrent ; mais ces ulcères sont superficiels et se cicatrisent vite.
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Jean-Baptiste Haget Maladie du coït

Au reste, s’il y avait identité des deux affections, n’aurait-on pas vu quelques cas de contagion des animaux à l’homme, lors des nombreuses autopsies qui souvent, si non toujours, ont été faites sans précautions, et surtout chez les paysans ou palefreniers, qui pansaient les malades sans réserve aucune ? Enfin, si l’identité existait, elles seraient aussi facilement transmissibles par toute voie, et assurément on aurait signalé la maladie chez des chevaux hongres, qui auraient mangé au même râtelier, bu à la même auge, ou enfin qui auraient eu un rapport quelconque avec des sujets malades.
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Jean-Baptiste Haget Maladie du coït

Il dit que dans la plaine de Tarbes, au moment où cette maladie a fait son apparition, on croyait qu’elle était due à la transmission de la syphilis de l’homme. Enfin, ces écarts de l’humanité sont encore enregistrés dans l’histoire, car la Grèce et Rome ont laissé des exemples de ces faiblesses humaines. Mais dans cette source on ne peut y voir que de honteuses faiblesses de l’espèce humaine et non quelque chose qui éclaire la question pathologique, c’est donc sur un raisonnement plus solide que l’on doit chercher à s’appuyer pour émettre les causes de la maladie.
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