L'arnica, plante médicinale dotée de propriétés anti-inflammatoires, a également trouvé son chemin dans la littérature. Dans Mosaïque, Ernest de Limagne la place au cœur d'une représentation de l'affection et de la stabilité familiale, tandis qu'André Gide, dans Les Caves du Vatican, en fait une héroïne désarmée à la recherche d'un asile.
Chez Achim von Arnim, le nom d'Arnica s'inscrit dans des récits fantastiques où elle incarne la vulnérabilité humaine. L. Marcenay, pour sa part, évoque son application thérapeutique, soulignant ainsi la dualité du concept : entre botanique et imagination narrative. Cette ambivalence met en lumière la manière dont l'arnica, à la fois remède et figure littéraire, traduit des enjeux sociaux et émotionnels.