Gaspard Astrié

Résumé

Gaspard Astrié Les trois médecines (1838)

Il est la veille du régime de l'association ; il vient absoudre, et s'efforce de concilier tous les efforts systématiques de la science humaine ; son optimisme tolérant rapproche, mais ne combine point ; il n'a pas un principe nouveau et fécond qui serve de lien aux faits ; il ne peut rien créer et organiser; il n'a que la vertu des castrats. Une véritable rénovation scientifique ne peut provenir que d'une croyance, d'une affirmation nouvelle, d'une hypothèse supérieure à celles du passé, et les résumant toutes. L'enthousiasme , le génie, la vie, sont à ce prix.
Source : Gallica

Gaspard Astrié Les trois médecines (1838)

Dans les intervalles qui séparent le règne des grandes doctrines, apparaissent, comme le remarque le docteur Ribes, de Montpellier, les sceptiques, les empiriques, les critiques, les éclectiques. C'est ce que nous voyons aujourd'hui autour de nous , car la médecine ne peut que refléter ce qui se passe en religion, en politique et en morale.
Mais douter de tout, ou osciller sans cesse entre des opinions contradictoires sans se fixer à aucune , aétruire sans édifier, abdiquer sa raison pour s'en tenir au stupide fétichisme des faits, tout cela ne saurait durer long-temps.
Source : Gallica

Gaspard Astrié Les trois médecines (1838)

Et d'abord , je suis convaincu qu'il nous est impossible de penser et d'agir, soit comme hommes, soit comme savans, sans adopter , avant tout, une croyance , une affirmation sur ce qui est. — On ne peut pas voir sans une manière de voir, sans une théorie qui donne une signification à tous les faits, et serve à les coordonner. En d'autres termes, nous partons, toujours et inévitablement, d'une hypothèse sur la nature de l'être, et cette hypothèse, cette conception, donne'naissance au dogme religieux et au principe philosophique.
Source : Gallica

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