Résumé

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Histoire naturelle de la santé et de la maladie chez les végétaux et chez les animaux en général… (1843)

Là, le cœur cesse de battre, et une sueur froide couvre le corps. La chaleur revient quelques instants après à la surface, comme si la vie, qui avait quitté la périphérie pour se concentrer vers la région du cœur, revenait de nouveau se tamiser, à travers les pores de l'épiderme, dans l'espace et dans l'éternité. Pendant que le corps tombe ainsi en défaillance, comme par lambeaux, que la matière vivante se décompose atome par atome, l'intelligence semble suivre une marche inverse, s'épurer et s'agrandir d'instant en instant ; la pensée s'exalte, les passions s'ennoblissent
Source : Gallica

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Histoire naturelle de la santé et de la maladie chez les végétaux et chez les animaux en général… (1843)

J'ai toujours vu la gastrite, la diarrhée, les douleurs d'entrailles avec tout leur cortège de symptômes morbides, être la conséquence inévitable d'une nutrition fade, saccharine et
mucilagineuse. Le régime et la diète édulcorée ne sont qu'un poison, au moyen duquel la médecine combat un autre genre de poison ; la diète substitue une maladie à un premier malaise.
Mettez à la diète l'homme le mieux portant, vous le vouez à tous les genres de maladie. Jamais la gastrite n'a été plus endémique qu'à l'époque de la plus grande vogue de la théorie antiphlogistique.
Source : Gallica

Portrait de François-Vincent Raspail François-Vincent Raspail Histoire naturelle de la santé et de la maladie chez les végétaux et chez les animaux en général… (1843)

Chez toutes les espèces d'animaux, l'amour de la mère semble se concentrer sur ses enfants, sa prévoyance dépasse peu les limites de la famille; le mâle, au contraire, éprouve un amour moins exclusif ; l'amour des siens n'exclut jamais l'amour de sa race; celui-ci est même une extension de celui-là. La mère veillé sur un berceau, le mâle veille sur la patrie; il veille avec amour, avec tendresse, avec volupté, avec enthousiasme, avec dévouement ; il aime à se faire tuer pour elle. La mère meurt souvent avec joie, pourvu qu'on sauve son enfant
Source : Gallica

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