Résumé

Ernest Mellié Les sections de Paris pendant la Révolution française… (1898)

A la faveur des dangers qui nécessitent leur intervention, imposent leur concours, elles obtiennent ce qu'on leur a d'abord refusé : le droit de citoyen actif, étendu à tous, double le nombre de leurs membres et leur force ; la permanence, rétablie après d'incessantes réclamations, ramène l'ancien état de choses et transforme Paris en un immense club, fournaise ardente où s'échauffent les esprits, s'engendrent les idées, jaillissent mille étincelles, qui, enflammant les quatre coins de la capitale, vont s'abattre toutes vives sur l'Assemblée nationale, qui s'agite, s'épouvante et se soumet.
Source : Gallica

Ernest Mellié Les sections de Paris pendant la Révolution française… (1898)

Le 26 floréal an II, l'assemblée générale de la section des Lombards (1) entend le rapport de son Comité de surveillance sur les sociétés sectionnaires qui ont été créées pour permettre aux citoyens de « s'éclairer et de réchauffer leur patriotisme dans les foyers brûlants du plus pur amour de la patrie. Notre Société s'est occupée d'épurer ses membres et elle a reconnu le vice de son institution par l'arrêté qu'elle a présenté hier à l'assemblée générale, et par lequel elle s'interdit, à l'avenir, de s'immiscer dans la discussion des passeports et des certificats de civisme. »
Source : Gallica

Ernest Mellié Les sections de Paris pendant la Révolution française… (1898)

Cette révolution que le peuple de Paris a préparée et commencée, il lui faut la voir attaquer, mettre en péril, en silence, d'un cœur froid, et sans intervenir dans la lutte. Si, en théorie, une section de Paris n'était rien de plus qu'une des divisiotis correspondantes d'une commune quelconque de France, en réalité la différence n'était-elle pas énorme, et pouvait-on sagement exiger la même conduite de l'une et de l'autre?
Source : Gallica

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