Résumé

Jean-Edme-Auguste Gosselin Vie de M. Émery, neuvième supérieur du séminaire et de la compagnie de Saint-Sulpice… (1861-1862)

Cet ensemble de qualités était rehaussé, dans M. Bourachot, par une rare modestie et un grand éloignement du monde. Jamais il n'avait eu au dehors aucune de ces relations d'éclat qui pouvaient donner de l'ombrage aux ennemis de la Compagnie, par le crédit qu'elles supposent auprès des personnes puissantes. Il avait passé toute sa vie dans les emplois obscurs du séminaire, où il était entouré d'une vénération qui donnait lieu d'espérer qu'il pourrait, par le seul ascendant de ses vertus, opérer, ou du moins commencer la réforme dont le besoin était si vivement senti.
Source : Gallica

Jean-Edme-Auguste Gosselin Vie de M. Émery, neuvième supérieur du séminaire et de la compagnie de Saint-Sulpice… (1861-1862)

Le jour fatal approchait où, avec l'Église de France, la Compagnie de Saint-Sulpice allait être emportée par la tempête révolutionnaire. Il fallait un homme dont le cœur, fidèle à la pensée de M. Olier, conservât religieusement l'esprit de son institution, dont l'œil toujours ouvert suivît avec une sorte de jalousie dans leur dispersion les membres de ce corps mutilé, dont la main intelligente sût en recueillir à propos les débris, le rétablir dans son organisation primitive, et en resserrer assez fortement les liens pour qu'il pût résister à l'épreuve d'une nouvelle catastrophe.
Source : Gallica

Jean-Edme-Auguste Gosselin Vie de M. Émery, neuvième supérieur du séminaire et de la compagnie de Saint-Sulpice… (1861-1862)

Ils avaient eu aulrefois l'occasion de se connaître pendant leur séjour à Lyon, où ils professaient tous deux la théologie, l'un à l'Oratoire, l'autre au séminaire de Saint-Irénée, et, quoiqu'il n'y eût pas beaucoup d'intimité entre ces deux maisons, le P. Lalande avait conçu dès lors beaucoup d'estime pour M. Emery, qu'il se trouva heureux de rencontrer, à la suite de la Révolution, pour mettre ordre aux affaires de sa conscience. Les sages conseils de M. Emery l'aidèrent en effet à réparer ses torts, et à finir ses jours d'une manière plus digne d'un chrétien et d'un prêtre.
Source : Gallica

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