Marie Maugeret

Élements biographiques

Portrait de Marie Maugeret Marie Maugeret La Science à travers les champs… (1880)

En été, la fleur est généralement dans le végétal, la seule partie odorante; en automne, toute la plante répand une odeur douce, calme, mélancolique comme un dernier sourire. Avez-vous remarqué le parfum des feuilles de violette dans cette saison, et celui des genêts, et celui de la mousse, et celui de la terre elle-même? On dirait que la nature, sentant approcher l'heure de la mort pour tant d'êtres divers, essaye de leur adoucir ce fatal moment en parfumant la couche sur laquelle ils vont bientôt s'endormir du dernier sommeil.
Source : Gallica

Portrait de Marie Maugeret Marie Maugeret La Science à travers les champs… (1880)

Il a dépouillé les langes de l'enfance, et la larve noire que nous avons vue sur les feuilles de luzerne est devenue un bel insecte d'un noir violacé, avec les élytres d'un vert doré, lequel, tout à la fois juge et bourreau, accomplit en conscience sa mission, et exécute sommairement les sentences que lui-même a rendues. Rien n'égale la voracité du calosome sycophante; et comme il est d'une rare agilité, que ses longues pattes lui permettent de marcher rapidement, et, ses ailes cachées sous les élytres, de voler d'un arbre à l'autre, rien ne peut échapper à sa poursuite.
Source : Gallica

Portrait de Marie Maugeret Marie Maugeret Le couvent des Carmes et ses martyrs (1890)

Un peuple qui a dans son histoire l'effroyable chapitre qui se résume en un seul mot, Quatre-vingt-treize, eût-il dans son passé toutes les gloires qui ont fait de la France le premier pays du monde, le jour où la main de Dieu s'appesantit sur lui, il doit frapper humblement sa poitrine, et longtemps courber la tète sous les fléaux vengeurs, car nul ne sait ce qu'il faut de siècles, ce qu'il faut de larmes pour effacer la trace du sang innocent répandu entre le parvis et l'autel.
Source : Gallica

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