Paul-Émile Farley

Résumé

Paul-Émile Farley Jean-Paul

Notre chapelle, n’est-ce pas BethléemJésus habite ? Le tabernacle, n’est-ce pas l’étable qui lui sert d’asile ? Le ciboire, n’est-ce pas la paille dorée de la crèche où il dort ? Noël ! mais c’est Noël, chaque fois que se dit la messe, chaque fois que Dieu descend sur la terre, s’enveloppant dans les langes purs de la blanche hostie. Les cloches de Noël, c’est la voix des anges qui appellent les bergers pour rendre hommage à Jésus qui va naître de nouveau sur l’autel.
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Paul-Émile Farley Jean-Paul

Au milieu de tout ce tapage, le Père Beauchamp, un des directeurs spirituels de la maison, disait au revoir à ses chers pénitents et serrait fort les mains confiantes qui se tendaient vers lui comme pour s’accrocher à sa prière. Grand et mince, portant une soutane ordinaire avec un chapelet passé dans la ceinture, il était chauve, mais avait le tour de ramener vers le sommet du crâne quelques reliquats de cheveux oubliés par les ans sur les tempes. C’était, au dire des élèves, sa seule vanité. Visage osseux et blême, physionomie à la fois austère et bienveillante.
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Paul-Émile Farley Jean-Paul

Qui n’a parfois de ces heures mornes où l’âme semble renoncer à l’espérance, où le cœur ne vibre plus pour le bien, où l’être entier se débat dans le marasme ? D’où ce phénomène peut-il venir ? Je ne sais. Peut-être est-ce la nature qui se venge ? Peut-être Dieu retire-t-il sa grâce pour nous faire sentir ce que nous serions sans son appui divin ?
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