Émile Verhaeren,
Toute la Flandre
“ Et récitant, à bras lassés, chaque antienne, Cahin-caha, des besognes quotidiennes. Hélas ! la pauvre vie au fond du vieil hiver, Lorsque la dune crie, et hurle avec la mer, Et que la femme écoute, auprès du feu sans flamme, On ne sait quoi de triste et de pauvre en son âme, Et que ses bras fiévreux et affolés de peur Serrent l’enfant pour le blottir jusqu’en son cœur, Et qu’elle pleure, et qu’elle attend, et que la chambre Est comme un nid tordu dans le poing de Novembre. Les Tours au bord de la Mer Veuves debout au long des mers. ”
