Delly

Résumé

Delly,  Le feu sous la glace (1981)

“ Un sourire, à peine perceptible, entrouvrait les lèvres d'Aurora.
— Mais pour qui brûlera-t-il, ce feu consumant? Qui donc brisera l'enveloppe glacée?... Dites, le savez-vous, Viviane?
— Comment le saurais-je? répliqua Mlle de Coëtbray d'une voix un peu rauque.
Sous son bras, une main douce, câline, se glissa, une voix chuchota :
— Chère, vous l'aimez?
Elle rougit, essaya un mouvement de protestation :
— Moi, je...? Qu'imaginez-vous, lady Aurora?
— Oh! je l'ai bien compris! Vous l'aimez... à la folie, comme on aime un homme de cette allure et de ce caractère.
”
Source : Gallica

Delly,  Le feu sous la glace (1981)

“ Alwyn obéit. Ainsi rapprochés, le vieillard et le jeune homme présentaient une ressemblance aussi frappante qu'il peut en exister entre ces deux âges de la vie, entre un homme malade et un autre dans la plénitude de ses forces, de la santé.
Lord Rusfolk, de sa main décharnée, prit celle d'Alwyn, longue et fine. Pendant un moment, il considéra le jeune homme qui soutint cet examen sans embarras, et même avec un peu de hauteur. Puis une lueur passa dans le regard du vieux lord qui dit, avec un accent de joie, orgueilleuse :
— Oui, vous êtes un vrai Clenmare, je le vois.
”
Source : Gallica

Delly,  Le feu sous la glace (1981)

“ Tout appartiendra à vous, mon petit-fils, marquis de Rusfolk, après ma mort. Algernon et sa fille recevront de vous les rentes nécessaires à leur existence, comme ils les ont reçues de moi jusqu'ici. Vous serez l'un des plus puissants lords d'Angleterre — et je ne doute pas, en vous voyant, que vous ne sachiez porter le poids d'un grand nom et d'une immense fortune.
— Je l'espère, avec l'aide divine, dit gravement Alwyn.
— Votre père vous a bien élevé, je le sais. Il a fait de vous un homme, dans toute l'acception du terme.
”
Source : Gallica

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