Résumé

Delly Ahélya, fille des Indes (1981)

« Ai-je le droit de me taire ? songeait-elle. Ne rien dire ne me rendra pas l'amour d'Alwyn, irrémédiablement perdu pour moi. Quelle plus belle preuve d'amour puis-je lui donner que de révéler ce que je sais ? L'amour, n'est-ce pas aussi le sacrifice ? »
Ahélya est chez lord Algernon, dans la bibliothèque. C'est Aurora qui est venue la chercher, s'écria-t-elle.
— Menteuse ! lança Aurora, folle de rage.
— Demandez à votre mère si je mens, répondit calmement Mlle de Coëtbray.
— Oui, Viviane dit la vérité, confirma lady Clenmare.
Source : Gallica

Delly Ahélya, fille des Indes (1981)

Ahélya resta songeuse pendant un court instant.
— Lawrence, dit-elle d'un ton enjoué, chassez vite ces sombres pensées. Vous voyez, c'est moi, aujourd'hui, qui dois vous remonter le moral et vous demander d'envisager la vie avec optimisme. La mauvaise saison ne nous empêchera pas de nous voir. Nous nous rencontrerons à Temple-Court ou à Loreyl-Castle avec Alwyn et vos parents, nos amis et les vôtres. Est-il une chose plus merveilleuse que de bavarder devant des flammes dansantes sur d'énormes bûches avec les gens qu'on aime, les soirs d'hiver ?
Source : Gallica

Delly Ahélya, fille des Indes (1981)

Comme je comprends qu'Alwyn ait été sous le charme et, peut-être, ne puisse s'en défendre encore aujourd'hui.
— Oh ! protesta Lawrence avec véhémence, vous êtes aussi très belle, Ahélya et, pour vous parler en toute franchise, plus attrayante que Mlle de Coëtbray. Mais il n'y a pas que les dons physiques qui comptent, Dieu merci. Que faites-vous des qualités morales ? L'intelligence, la bonté, la sensibilité, le dévouement aux nobles causes, le désintéressement, l'amour de son prochain, pèsent plus dans le plateau de la balance que la ligne d'un nez ou le dessin d'une bouche.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature