Résumé

Hernán Cortés Lettres de Fernand Cortes à Charles-Quint

Ils n’avaient, du reste, plus ni dards, ni flèches, ni pierres pour prendre l’offensive. Nos alliés, armés d’épées et de boucliers, nous accompagnaient et le massacre que l’on fit de ces malheureux Mexicains tant à terre que dans la lagune fut épouvantable : on en tua et l’on en prit plus de quarante mille. Les cris, les pleurs et les sanglots des femmes et des enfants, nous déchiraient le cœur et nous avions toutes les peines du monde à modérer la fureur de nos Indiens, car jamais on ne vit créatures humaines se délecter au milieu de telles cruautés.
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Hernán Cortés Lettres de Fernand Cortes à Charles-Quint

En somme, la conquête de Cortes qui donna à l’Espagne un empire de cinq cents lieues de diamètre du nord au sud et de quatre cents de l’est à l’ouest, coûta au Mexique plus de dix millions d’êtres humains emportés par la guerre, les maladies et les mauvais traitements ; de sorte que cet homme de génie peut entrer sans conteste dans la redoutable phalange des fléaux de l’humanité. Aussi le Mexique, qui vient d’élever un magnifique monument en l’honneur de Guatimozin l’héroïque vaincu, ne dressera jamais un buste à la mémoire de Cortes son vainqueur.
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Hernán Cortés Lettres de Fernand Cortes à Charles-Quint

Les gens de la ville l’accueillirent avec le plus grand respect, comme l’un de leurs seigneurs. Ils le conduisirent devant Guatimozin le jeune empereur à qui il voulait exposer mes propositions de paix, mais à peine eut-il ouvert la bouche que son maître le fit tuer et sacrifier. Pour toute réponse, je vis venir à moi les Mexicains poussant de grands cris, jurant qu’ils voulaient mourir et nous couvrant de dards, de flèches et de pierres, si bien qu’ils tuèrent un cheval d’un coup de lance fabriquée avec l’une de nos épées emmanchée sur un long morceau de bois.
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