Résumé

Portrait de Henri Ternaux-Compans Henri Ternaux-Compans Archives des voyages, ou Collection d'anciennes relations inédites ou très-rares de lettres mémoires itinéraires et autres documents relatifs à la géographie et aux voyages et d'anecdotes relatives aux voyageurs… (1840-1841)

C'est une chose admirable que l'ambition et le désir de monter d'un degré soient si puissants sur l'esprit d'un magistrat idolâtre, qu'il gouverne une ville ou une province avec tant de justice et d'impartialité qu'un chrétien ne le saurait mieux faire. Outre ces magistrats résidants, qui sont très-nombreux, le roi envoie chaque année de Paquin, dans chaque province, un commissaire ou visiteur qui a des pouvoirs très-étendus et peut même priver de son office celui qui en a abusé : ce visiteur se nomme Chaen. Le Tutan ou vice-roi est le seul qui ne suit pas soumis à sa juridiction.
Source : Gallica

Portrait de Henri Ternaux-Compans Henri Ternaux-Compans Archives des voyages, ou Collection d'anciennes relations inédites ou très-rares de lettres mémoires itinéraires et autres documents relatifs à la géographie et aux voyages et d'anecdotes relatives aux voyageurs… (1840-1841)

Au lever du soleil, nous nous trouvâmes auprès de Churdumuco, où étaient nos vaisseaux. Les Cambogiens, les Malais et les Chinois étaient très-alarmés, car ils avaient appris ce qui s'était passé à Sistor, et cherchaient à se mettre en sûreté en se réfugiant dans les bois avec tout ce qu'ils possédaient. Ce jour-là même nous apprîmes que notre capitaine Juan Xuarez Gallinato n'était plus qu'à
vingt lieues de Churdumuco, ce qui nous combla de joie.
Source : Gallica

Portrait de Henri Ternaux-Compans Henri Ternaux-Compans Archives des voyages, ou Collection d'anciennes relations inédites ou très-rares de lettres mémoires itinéraires et autres documents relatifs à la géographie et aux voyages et d'anecdotes relatives aux voyageurs… (1840-1841)

Les Pintados disent que ceux qui meurent de la mort la plus honorable, c'est-à-dire qui sont tués d'un coup de poignard, d'un coup de flèche ou qui sont dévores par un caïman, montent aux cieux par l'arc-en-ciel et deviennent des dieux; que les âmes de ceux qui se noient restent toujours au fond de la mer : pour les honorer, ils placent sur un bambou un de leurs vêtements, et l'y laissent jusqu'à ce qu'il pourrisse. Quand quelqu'un tombe malade, ses parents se réunissent dans un barangay avec une baylana ou prêtresse
Source : Gallica

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