Henri Ternaux-Compans

Élements biographiques

Portrait de Henri Ternaux-Compans Henri Ternaux-Compans,  Les aventures de Don Juan de Vargas… (1853)

“ Les habitants de Borneo adorent un grand singe couvert de poils qui est de la grandeur d'un homme. Le matin d'une fête solennelle, je parvins à me glisser dans le temple, qui n'était autre chose qu'une vaste cabane en bambou, et je donnai au singe, qui les dévora avec avidité, des boulettes de sucre dans lesquelles j'avais mêlé des drogues purgatives. Au moment où le sultan, suivi de toute sa cour, se prosternait devant lui, l'animal se mit à faire des contorsions épouvantables, et, s'élançant sur les poutres qui soutenaient le toit, il inonda toute l'assemblée de ses malédictions. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Ternaux-Compans Henri Ternaux-Compans,  Archives des voyages, ou Collection d'anciennes relations inédites ou très-rares de lettres mémoires itinéraires et autres documents relatifs à la géographie et aux voyages et d'anecdotes relatives aux voyageurs… (1840-1841)

“ Les Pintados disent que ceux qui meurent de la mort la plus honorable, c'est-à-dire qui sont tués d'un coup de poignard, d'un coup de flèche ou qui sont dévores par un caïman, montent aux cieux par l'arc-en-ciel et deviennent des dieux; que les âmes de ceux qui se noient restent toujours au fond de la mer : pour les honorer, ils placent sur un bambou un de leurs vêtements, et l'y laissent jusqu'à ce qu'il pourrisse. Quand quelqu'un tombe malade, ses parents se réunissent dans un barangay avec une baylana ou prêtresse ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Ternaux-Compans Henri Ternaux-Compans,  Les aventures de Don Juan de Vargas… (1853)

“ On n'y voit peut-être pas tant d'or et d'argent qu'à Mexico, mais on y rencontre à chaque instant des caravanes d'éléphants et de chameaux couverts de tapis précieux. Le moindre gentilhomme rougirait de s'y montrer autrement que dans un palanquin et suivi de quinze ou vingt esclaves vêtus de soie. Des navires richement chargés arrivent des points les plus éloignés des Indes et encombrent le port; en un mot, c'est une nouvelle Tyr, qui a sur l'ancienne l'avantage de voir tous les édifices publics surmontés de la croix, emblème de notre salut. ”
Source : Gallica

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