Th. Aube, Revue des Deux Mondes
“ Cette corruption infâme s’arrête heureusement aux faubourgs de la capitale, et n’a point pénétré dans les provinces, surtout dans celles des Bissayas et de Mindanao. Là, au contraire, des mœurs simples et honnêtes forment un contraste plein de charme avec le dévergondage de Manille. Heureux sous l’administration espagnole, malgré tous ses abus, les paisibles Indiens des Bissayas et de Mindanao, si l’on en excepte ceux de Zamboangan, aiment encore le joug qu’il ont accepté, sont encore dévoués à leurs padres, dont le pouvoir est loin de Manille, plus juste, plus bienveillant qu’à Luçon. ”
