Résumé

E. N. Revue des Deux Mondes

Rien de plus terrible à voir qu’un groupe de grands alligators occupés à dévorer un cheval que le courant emmène. La violence avec laquelle ils arrachent des membres entiers, le bruit produit par leurs défenses, quand ils ferment leurs énormes mâchoires, ne peut s’exprimer. Quand ils sont surpris à terre, ils ne peuvent ni attaquer ni se défendre, et on les tue avec une lance sans qu’ils opposent la moindre résistance. Le cayman dépose environ trente œufs dans le sable, d’une forme ovale et de six pouces de long.
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E. N. Revue des Deux Mondes

Les arbres y sont immenses ; les nuages s’arrêtent dans leurs branches, et l’eau dégoutte sans cesse de leur feuillage. Les sentiers y étaient si glissans, que les chevaux et les mulets s’y abattaient sans cesse, et le bruit des torrens et des cascades ne contribuait pas peu à nous effrayer. — Tant qu’on reste dans ces forêts, on n’y souffre pas du froid ; mais dès qu’on les quitte pour entrer dans les Paramos, ou chemins dénudés, et sans abri à travers les pics inaccessibles, le vent est froid et pénétrant, et gèle ceux même qui sont bien couverts.
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E. N. Revue des Deux Mondes

On se sert d’abord d’une corde très mince pour licou, le cheval ne pouvant souffrir un mors dans la bouche sans se cabrer et se renverser sur son cavalier. Puis on lui délie les jambes, on dénoue la corde qui lui serrait le cou, et bientôt il revient à lui, se lève, mais reste immobile et tremblant, jusqu’à ce que ses yeux soient découverts. Quand le cavalier est monté, et bien en selle, il enlève le tapojo, et alors commence la lutte entre la force et l’activité de l’animal sauvage épouvanté, combattant pour sa liberté, et le talent d’équitation sans égal du Llanero.
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