Résumé

Alph. Ride,  Revue des Deux Mondes

“ Il faut avoir marché pendant plusieurs heures, exposé aux ardeurs d’un soleil intertropical, sur un sable blanc et brûlant, pour comprendre la jouissance ineffable qu’éprouve le voyageur quand il arrive à un morichal: ombre, verdure et eau fraîche, tout ce qui peut satisfaire les désirs de l’homme en ce moment, l’eau pour éteindre le feu qui dévore sa poitrine, la verdure pour reposer sa vue, et l’ombre impénétrable du moriche à l’abri duquel on défie les rayons du soleil. ”
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Alph. Ride,  Revue des Deux Mondes

“ La ville d’Angostura est propre; on y sent l’influence exercée par les maisons de commerce, qui appartiennent pour la plus grande partie à des étrangers. La police municipale remplit bien son devoir : les pavés des rues sont en bon état et ne présentent pas, comme à Caracas, le lit d’un torrent avec ses cailloux roulés; on n’est pas obligé non plus, comme dans les autres villes de la république, d’y soutenir une lutte contre les porcs errans qui vous disputent le passage; les magasins y sont vastes, bien tenus, bien approvisionnés. ”
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Alph. Ride,  Revue des Deux Mondes

“ Par les rivières Apure, Arauca, Meta, Guaviare, Inirida, Quasiquiare et la Rivière Noire, le commerce d’une partie de la Nouvelle-Grenade et du Venezuela, c’est-à-dire de plus de quarante mille lieues carrées de superficie, doit donc tomber entre les mains des négocians d’Angostura; malheureusement tous ces pays manquent de population et ne sont habités que par des Indiens à demi sauvages. Il en résulte que la magnifique navigation de l’Orénoque, qui a beaucoup de ressemblance avec celle du Mississipi, ne présente presque pas d’avantages à la république de Venezuela. ”
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