Résumé

Mémoire sur les passes de la Garonne (1826)

D'après la profondeur actuelle du pas, un bâtiment de 400 tonneaux, chargé, peut hardiment y passer à moitié flot, dans les marées moyennes, et nos plus grands bâtimens marchands aux deux tiers du flot. J'ajoute qu'à mer haute, on peut y virer facilement de bord, à moins qu'on ne pilotât un navire d'une dimension énorme, et dont les évolutions fussent lentes. Quant à louvoyer bord sur bord, lorsque le vent est parfaitement debout, c'est autre chose, et quelque bonne que soit une passe, c'est une manœuvre qui sera toujours, dans la Garonne, d'une extrême difficulté pour de grands bâtimens.
Source : Gallica

Mémoire sur les passes de la Garonne (1826)

De Bordeaux au Bec, la continuité des chenaux n'est interrompue que deux fois, une à Bassens, l'autre à l'extrémité du Bec : voilà les deux passes dont il faut s'occuper.
Les marins les nomment les Pas ; ainsi l'on dit le Pas de Bassens, le Pas du Bec.
Chaque pas doit avoir son mouillage de flot et son mouillage de jusant.
J'appelle mouillage de flot, celui où un bâtiment qui descend s'arrête pendant le flot, qu'il doit laisser écouler avant de pouvoir continuer sa route : il se trouve en dessous du pas.
Source : Gallica

Mémoire sur les passes de la Garonne (1826)

Si les fleuves sont de création primitive , si le Monde est né avec ses canaux, ses montagnes, ses arbres déjà vieux; si l'Univers enfin a été organisé tout-à-coup, ouvrage complet et fini , que deviennent sur l'origine de chacune des parties qui le composent, tous nos systèmes et toutes nos suppositions ? Les fleuves seraient plus profonds à leur embouchure parce que la nature les a faits ainsi du premier jet, de même que nos artères sont plus larges à l'entrée de notre cœur qu'à l'extrémité de nos membres. Pourquoi avoir recours à l'action du flot pour creuser l'embouchure des fleuves ?
Source : Gallica

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