Henri Lorin

Résumé

Henri Lorin Bordeaux, la Gironde (1921)

Fait curieux, l'évolution toucha l'outillage des échanges, avant que la qualité intrinsèque des échanges fût elle-même modifiée. L'effort a tendu à rénover le port de Bordeaux, à lui ménager des accès meilleurs, des appareils domestiques plus modernes, alors que le commerce demeurait plus traditionnel que novateur. Nous oberverons même que le programmé, élaboré depuis 1908, et qui porte la date de 1910, n'a pas posé tous les termes du problème ; il a prévu une Gironde plus aisément navigable, mais pas encore une solidarité effective de toutes les parties de l'estuaire et de l'arrière-pays.
Source : Gallica

Henri Lorin Bordeaux, la Gironde (1921)

La presqu'île triangulaire, qui finit par le promontoire élargi du Verdon, n'est plus qu'une bande de marécages sur la Gironde, une lande amincie le long de l'Océan. Des plages familiales de la Lande, aux chalets épars sous les pins, Soulac est la plus connue, très vieille ville, si l'on excepte son jeune quartier maritime, et dans laquelle des dunes ont, au cours des siècles, recouvert des sépultures et des monuments. La route et le chemin de fer du Médoc, qui se sont écartés de la Gironde pour éviter les marais, atteignent ensuite Le Verdon et Pointe de Grave, qui fait face à Royan.
Source : Gallica

Henri Lorin Bordeaux, la Gironde (1921)

Une nouvelle fosse commence à Pauillac-Trompeloup, profonde cette fois de 12 à 16 mètres, avec des largeurs suffisantes pour se prêter aux mouvements des plus grands navires ; à toucher les appontements de Pauillac, il y a plus de 9 mètres d'eau, par les plus basses mers. Ainsi, exactement à mi-chemin entre Bordeaux et l'Océan, une rade d'attente est indiquée par la nature ; fidèle à une sorte d'harmonie préétablie, le chemin de fer du Médoc s'est ici rapproché de la rivière et Pauillac s'annonce, à première inspection, comme un port annexe de Bordeaux.
Source : Gallica

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