Résumé

F. Vidalin Les Grands travaux maritimes

Les eaux ont continué d’affluer vers la rive du Médoc, qui dessine en ce point une courbe concave toujours recherchée par les grands courans.
Les limites du chenal sont jalonnées par des bouées servant à la navigation de jour, tandis que durant la nuit la marche des navires est guidée par des feux flottans et des phares construits, soit sur la côte, soit sur les îles. À ce point de vue, le commerce maritime n’a rien à réclamer pour l’amélioration des accès de Bordeaux ; et vraiment nulle part ailleurs, même dans l’Escaut ou la Tamise, on ne saurait trouver un balisage plus complet.
Source : Wikisource

F. Vidalin Les Grands travaux maritimes

Quelques améliorations que l’on puisse faire à la Gironde et à la Garonne, le port de Bordeaux n’attirera jamais les paquebots en escale jusqu’à ses quais ; il ne les forcera jamais à remonter à 100 kilomètres au loin des côtes, pour s’exposer à tous les risques d’une navigation fluviale et s’asservir aux lois de la marée.
Le commerce de Bordeaux peut trouver un aliment si précieux dans les importations et les exportations des navires en escale, qu’il y aurait de l’aveuglement de sa part à les violenter en ne leur offrant pas la meilleure hospitalité.
Source : Wikisource

F. Vidalin Les Grands travaux maritimes

La masse énorme de sables et de vases accumulée sans cesse dans le cours maritime du fleuve y causerait des atterrissemens encore plus considérables, s’il ne se produisait pas une élimination partielle de ces matériaux. A force d’être roulés par le va-et-vient alternatif des courans de marée, les cailloux se changent en graviers, puis en sables, qui se réduisent eux-mêmes à l’état de poudre tellement ténue qu’elle reste en suspension dans l’eau. Alors le courant l’emporte au large, où il la laisse se déposer à tout jamais dans les profondeurs de la mer.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature