Résumé

Léonce de Lamothe Nouveau guide de l'étranger à Bordeaux… (1870)

Plus heureuse que l'Italie, la Gaule avait ouvert un asile au culte des lettres et des arts, chassés par les révolutions; et Bordeaux, parmi toutes les villes de la Gaule, brillait par
l'accueil qu'elle avait su faire à de nombreux savants venus d'Athènes et de Corinthe. Ils payèrent avec largesse cette hospitalité, par les leçons qu'ils firent entendre, et dont Ausone a recueilli un écho encore retentissant.
Pendant cejemps, le christianisme avait pénétré dans l'Aquitaine; les riches l'accueillaient avec une indifférence dont le scepticisme d'Ausone peut donner une idée
Source : Gallica

Léonce de Lamothe Nouveau guide de l'étranger à Bordeaux… (1870)

Tel était l'état de Bordeaux lorsque, saisis d'effroi à l'approche des Francs, ses habitants se hâtèrent d'élever des murailles ; mais les monuments étaient trop distants pour qu'il fût possible de les protéger tous; la population s'élait assise trop au large pour qu'il fût possible de tout défendre. On sacrifia donc une partie considérable pour sauver le plus précieux; et comme les matériaux manquaient, des monuments déjà élevés, des sépultures, furent renversés et servirent à la construction des remparts.
Source : Gallica

Léonce de Lamothe Nouveau guide de l'étranger à Bordeaux… (1870)

Il y en eut deux cent soixante-quatre d'égorgés à Bordeaux, « et toutes les maisons-suspectes de calvinisme furent, trois jours entiers, abandonnées au pillage. »
La Ligue suivit de près cette époque sanglante.
Etrangers, pour la plupart, aux intrigues du parti des Guise, les Bordelais restèrent fidèles à Henri III. Parfois, quelques fanatiques essayèrent bien de révolutionner le pays; mais la contenance ferme et résolue
des membres du Parlement et du maréchal de Matignon, lieutenant-général de la province, suffit toujours à rétablir l'ordre.
Source : Gallica

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