Antoine-Élie Lamblardie

Résumé

Antoine-Élie Lamblardie Canal maritime de Paris au Havre… (1826)

Le port d'Honfleur en serait la première victime, et l'on n'y arriverait plus qu'à travers un Delta, dont les passes étroites et sinueuses seraient impraticables , même aux bâtimens caboteurs du plus faible tirant d'eau. Le fond de la baie serait successivement envahi par les vases , les sables et les galets, de telle sorte que les navires qui manqueraient l'entrée du Hâvre par des vents forcés venant du large, et qui se réfugient maintenant dans la Seine , seraient exposés à un naufrage inévitable.
Source : Gallica

Antoine-Élie Lamblardie Canal maritime de Paris au Havre… (1826)

L'effet des marées sur les côtes et dans les baies, ne peut donc être comparé, comme l'a fait M. Pattu, à celui d'une boule qui remonte sur un plan incliné en vertu de sa vitesse acquise. Quelque chose de semblable peut avoir lieu lorsque des courans violens sont contrariés dans leur marche par la configuration des rivages, mais cet effet ne doit
avoir qu'une faible part dans l'ensemble du phénomène, et particulièrement dans le fait observe : que la mer mente moins dans le milieu d'une baie que sur ses bords.
Source : Gallica

Antoine-Élie Lamblardie Canal maritime de Paris au Havre… (1826)

Ainsi les vents de la partie du Nord-Ouest, du Nord-Est, du Sud-Ouest et du Sud-Est sont ceux qui doivent produire le plus grand changement dans le lit de la Seine, principalement depuis son embouchure jusqu'à Quillebeuf. Les vents deNord-Ouest et de Sud-Ouest en occasionent surtout de très considérables, le premier pousse jusqu'à l'embouchure de la rivière toutes les matières qui proviennent de la destruction des falaises depuis le cap d'Antifer jusqu'au Havre et les dépose derrière la jetée du Sud-Est, le second les entraîne jusqu'à la pointe du Hoc à l'embouchure de la Lézarde.
Source : Gallica

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