Résumé

Portrait de Antoine Labelle Antoine Labelle Pamphlet sur la colonisation dans la vallée d’Ottawa

Quand il s’agit de belles paroles pour la colonisation, il est facile de les trouver dans notre amour pour la patrie et la religion. Toutefois là ne doivent point se borner tous nos efforts. Il faut que ces nobles sentiments se produisent en œuvres solides et durables. C’est ici que commencent les grandes difficultés. Que faire pour réussir ? Comment intéresser tout le monde à cette œuvre nationale au point d’obtenir le concours de chacun même par une légère obole. Dire et faire, ce n’est pas la même chose. Unir la pratique à la théorie, voilà le nœud gordien de la question.
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Portrait de Antoine Labelle Antoine Labelle Pamphlet sur la colonisation dans la vallée d’Ottawa

Quand la terre se couvre de moissons, elle épuise sa vitalité pour nous nourrir et nous enrichir. Il faut donc l’entretenir par une culture intelligente. Que ferait l’homme s’il ne réparait pas, par le pain quotidien, ses forces affaiblies ? La terre est soumise à cette loi. Or, son pain pour conserver ou rétablir sa fertilité, c’est le fumier. Voilà la base de l’agriculture comme deux et deux font quatre sont la base de l’arithmétique. C’est une vérité qui n’est pas assez comprise par les cultivateurs.
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Le sentiment religieux chez les Canadiens-Français est plus fort que l’or, l’argent et la misère, parce que son point d’appui est au ciel. Faites vivre un prêtre dans un canton, construisez une modeste chapelle pour y dire la messe, et la colonisation de cette localité se fait comme par enchantement pourvu que l’on colonise graduellement et que l’on suive la zone des bonnes terres.
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