Léo Claretie,
Revue des Deux Mondes tome 116…
“ Dans un bassin bout de l’eau ferrugineuse tellement chargée qu’on lui a donné le nom qu’il mérite : la mare de sang. La route est faite d’une échancrure ménagée le long de la berge. Quelquefois, un trou béant dans le versant de la montagne souffle des nuages de vapeur à la hauteur des naseaux des chevaux. Le driver les leur fait traverser à coups de fouet. S’ils bronchaient, l’équipage roulerait dans le ravin. Au fond, le torrent mugit et écume contre les blocs énormes et les arbres tombés, sous l’ombre que projettent les forêts de ses bords. ”

