Résumé

Th. Bentzon La Condition de la femme aux États-Unis - Notes de voyage

Les ciels d’Amérique n’ont rien de commun avec ce qu’on voit en Europe ; les oiseaux, les rochers, le sol, les arbres, l’herbe, tout est différent. Eh bien ! quoiqu’il ait tant voyagé, c’est encore au printemps de la Nouvelle-Angleterre, aux rivières parées de noms indiens, aux neiges, aux pluies, aux crépuscules de Boston, que Thomas Bailey Aldrich doit ses inspirations les plus franches et les meilleures.
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Th. Bentzon La Condition de la femme aux États-Unis - Notes de voyage

Le monde sait qu’aucun désir de paraître, aucune frivolité, aucun à peu près ne se mêle à l’enseignement, comme il peut arriver autre part, et que la femme qui sort de là master of arts, voire même doctor of philosophy, est tout de bon munie du bagage d’un licencié ou d’un docteur. Elles sont non seulement sérieuses, mais fort attrayantes, ces jeunes graduées, sous la toge noire et le bonnet carré qu’elles portent dans l’enceinte du collège et qui les fait ressembler à la Portia de Shakspeare.
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Th. Bentzon La Condition de la femme aux États-Unis - Notes de voyage

De même que la cour et la ville jalousaient l’hôtel de Rambouillet, de même les grandes villes rivales lancent à l’Athènes de l’Amérique les flèches de l’envie ; ce qui n’empêche pas que ce soit de Boston en particulier, et de la Nouvelle-Angleterre en général, que part la généreuse et noble impulsion qui chez nous autrefois, vers le commencement du XVIIe siècle, se communiquant du palais d’Arthénice à la France entière, y produisit le savoir-vivre, la politesse et l’esprit du monde, — dont les noms même étaient presque inconnus jusque-là.
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