Résumé

Le Mameluck Tunisien général français…

Dès que la nuit est venue, Jusuf se lève, s'habille, se munit de la cassette, du coffret, de la tabatière où sont renfermés yeux, langue et main droite, s'engage dans les souterrains du Bardo, et par le chemin accoutumé vient tomber aux genoux de Kabboura, qui se jette dans ses bras en sanglotant :
— « Sèche tes pleurs, ô ma bien-aimée, je t'apporte trois cadeaux qu'il faut que tu acceptes et qui vont tarir la source de tes larmes.»
Et ce disant, il lui présente, coffret, cassette et tabatière.
— « Qu'est-ce que cela ? dit la jeune femme, que dois-je en faire ?
— Ouvre et regarde. »
Source : Gallica

Le Mameluck Tunisien général français…

Le Grec n'avait cherché à trahir son maître que pour obtenir l'argent qu'on donne à ceux qui révèlent la présence d'un homme dans le harem. Aux premières paroles de Jusuf, il avait cessé d'appeler. S'étant assuré que le jeune homme était sans armes, il accepta les pierreries qu'on lui offrait, mais un mouvement qu'il fit faillit amener la rupture du traité. Le misérable arracha avec une telle violence un bracelet de diamants du bras de Kabboura que celle-ci ne fut pas maîtresse de retenir un cri de douleur. Jusuf fut sur le point de se jeter sur l'esclave, mais il sut se contenir.
Source : Gallica

Le Mameluck Tunisien général français…

LE MAMELUCK TUNISIEN JUSUF
— Tu mens, continue le Bey, car tous nos médecins qui en savent autant que toi, je pense, disent le contraire.
— Ils se trompent, ou ils te trompent, Pacha.
Ainsi tu persistes ?
— La vérité est sortie de ma bouche, ma conscience ne me permet pas de la déguiser. La peste est dans la ville. Les remèdes qu'on oppose au fléau sont insuffisants et illusoires.
Source : Gallica

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