Résumé

Tunis en France : questions politiques contemporaines (1882)

C'est à Paris, c'est en France que tous ces écumeurs d'affaires viennent établir en définitive leur quartier général; c'est ici qu'on dénoue les intrigues nouées à l'étranger; c'est chez nous qu'on vient dépenser l'argent des vols et des pots de vin, tout en souffletant l'opinion publique, en troublant notre marché, sous la protection d'un gouvernement aveugle et trompé, qui ignore l'état réel des choses et la véritable qualité des personnes dont il se fait l'instrument.
Source : Gallica

Tunis en France : questions politiques contemporaines (1882)

Après la victoire Maintenant tout est fini. le Bey est devenu un instrument docile entre les mains de la France ; mais nous ne sommes pas les maîtres en Tunisie.
Mille et mille dangers nous entourent làbas. Le pays se refuse à notre domination, le peuple ne nous pardonnera jamais notre invasion sanglante et cruelle, le fanatisme réveille nous menace, l'amour de la liberté creuse un abîme entre nous et les enfants
de ce pays indomptable, nous avons à lutter contre les forces de la nature et contre les armes des tribus du désert, nous sommes l'oppresseur, nous resterons toujours l'ennemi.
Source : Gallica

Tunis en France : questions politiques contemporaines (1882)

Le Kasnadar était en fuite, le Caïd Nissim mort, le général Mussalli chassé comme voleur et concussionnaire, tous les amis perdus dans l'opinion publique, et rentrés dans l'ombre dépenaillés et confus.
XXXII
Trop de zèle
M. Roustan était jeune, plein de verdeur et d'énergie ; il avait une très-haute idée de ses propres talents et une grande confiance en sa bonne étoile. Il se jura à lui-même de relever notre situation, de rétablir notre influence, de rehausser notre prestige.
Rien de plus juste et de plus naturel, sans doute, rien de plus louable; mais aussi rien de plus difficile.
Source : Gallica

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