Résumé

Rapport aux obligataires (1868)

Le Bey décrète l'unification, décrète la conversion, décrète la création d'une Banque nationale de Tunisie, et institue une commission des finances qu'il arme de pleins pouvoirs pour régénérer son administration financière. Il réduit, il est vrai, à 30 francs l'intérêt des obligations ; mais parce qu'il a la certitude qu'une Banque nationale pourra donner de grands bénéfices, et qu'il désire y associer les personnes qui ont eu à souffrir de leur confiance en lui.
Source : Gallica

Rapport aux obligataires (1868)

Après la lecture d'un rapport, dont la modération mérita les éloges de tous, un comité fut élu par l'unanimité de l'assemblée. Ce comité fut composé de personnes qui, alors, ne se connaissaient pas entre elles, et dont il était impossible d'attribuer la rencontre à autre chose qu'au désir de sauvegarder leurs intérêts.
Il fut convenu qu'on agirait à la fois auprès de S. Exc. le ministre des affaires étrangères de France, auprès de S. A. le Bey de Tunis, et auprès du Comptoir d'Escompte lui-même, malgré son refus de
s'être fait représenter au milieu de vous.
Source : Gallica

Rapport aux obligataires (1868)

Les uns ont reçu votre argent pour n'en remettre qu'une faible partie à votre débiteur, et n'ont pas voulu lui avancer de quoi vous faire prendre patience; les autres vous donnaient leur argent, afin que vous partagiez leur confiance dans un Gouvernement qui est au désespoir d'avoir servi de piège contre vous.
Les uns vous ont promis des garanties qu'ils vous ont laissé ravir; les autres ont obtenu pour vous des garanties que rien ne pourra vous enlever.
Les uns n'ont jamais daigné subir votre contrôle ; les autres n'ont rien fait sans votre concours.
Source : Gallica

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