Victor Guérin, Kairouan, lecture faite à séance générale de la Société de géographie de Paris… (1861)
“ Si la ville de Tunis est devenue depuis de longs siècles la capitale politique de la régence à laquelle elle a donné son nom, si elle est le siège du gouvernement et le centre du commerce, on peut dire néanmoins que la ville de Kaïrouan est toujours demeurée dans l'esprit des masses, la capitale religieuse de la contrée. Fondée par le conquérant Okbah, à l'époque de l'invasion des Arabes dans le nord-ouest de l'Afrique, elle a gardé, à cause de cette fondation même, aux yeux des fidèles musulmans, un prestige sacré qu'aucune autre ville ne peut lui disputer dans toute l'étendue de la Ilégence. ”
