Résumé

Victor Guérin Kairouan, lecture faite à séance générale de la Société de géographie de Paris… (1861)

Si la ville de Tunis est devenue depuis de longs siècles la capitale politique de la régence à laquelle elle a donné son nom, si elle est le siège du gouvernement et le centre du commerce, on peut dire néanmoins que la ville de Kaïrouan est toujours demeurée dans l'esprit des masses, la capitale religieuse de la contrée. Fondée par le conquérant Okbah, à l'époque de l'invasion des Arabes dans le nord-ouest de l'Afrique, elle a gardé, à cause de cette fondation même, aux yeux des fidèles musulmans, un prestige sacré qu'aucune autre ville ne peut lui disputer dans toute l'étendue de la Ilégence.
Source : Gallica

Victor Guérin Kairouan, lecture faite à séance générale de la Société de géographie de Paris… (1861)

Kairouan n'a aucune fontaine dans son enceinte.
Chaque mosquée, chaque établissement public ou privé, chaque maison a sa citerne. Comme cette année, il n'a presque pas plu dans cette partie de la Tunisie pendant l'hiver et nullement pendant l'été, la plupart de ces citernes étaient à sec, à l'époque de mon voyage,
et celles qui n'étaient point encore vides renfermaient une eau vaseuse d'un goût détestable.
Source : Gallica

Victor Guérin Kairouan, lecture faite à séance générale de la Société de géographie de Paris… (1861)

Pour les musulmans, la guerre contre les chrétiens est toujours une guerre sainte et légitime, et la haine du nom chrétien est, chez eux, l'un des premiers sentiments que l'enfant suce avec le lait dès sa naissance, et que nourrissent ensuite dans son cœur les leçons qu'il reçoit au médressé et les prédications qu'il entend dans les zaouias et dans les mosquées.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature