Résumé

E. Pellissier de Reynaud La Régence de Tunis. — Le Gouvernement des beys et la Société tunisienne

En fait d’industrie, la sagesse d’un peuple ne consiste pas à tout faire, mais à faire les choses auxquelles il est le plus propre, et qu’il peut produire dans les meilleures conditions, se confiant au commerce pour avoir le reste, qu’il aura toujours dès qu’il sera en mesure de porter son contingent sur le marché commun. À vrai dire, entre vouloir tout faire et ne rien faire, il y a un juste milieu, et c’est fort au-dessous de ce juste milieu que se trouve la régence de Tunis.
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E. Pellissier de Reynaud La Régence de Tunis. — Le Gouvernement des beys et la Société tunisienne

C’est par l’agriculture que le pays se régénérera, c’est par l’agriculture qu’il sera riche, paisible et heureux ; c’est par l’agriculture que s’arrêtera le fléau toujours croissant de la dépopulation. Je fais des vœux bien sincères pour que tous ces heureux changemens se réalisent sous le règne du bey actuel. Le sort de près d’un million de ses semblables lui est confié sur une terre qui pourrait facilement en nourrir dix fois autant. Il n’a donc pas à résoudre ces redoutables problèmes nés de l’exubérance de la population, des froissemens d’intérêts et des appétits surexcités.
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E. Pellissier de Reynaud La Régence de Tunis. — Le Gouvernement des beys et la Société tunisienne

C’était un personnage fort important et fort riche, qui vivait avec beaucoup d’éclat. J’avoue en toute humilité n’avoir jamais couché sous des lambris si dorés, ni entre des rideaux si chamarrés, que chez ce digne homme, que sa bravoure, son activité et sa grande finesse dans les affaires avaient fait surnommer par les Arabes le « diable du midi » (chitan-el-gheilah) ; c’était, à tout prendre, un fort bon diable, juste et très aimé des populations d’El-Kef. Sidi Salah-ben-Mohammed donna un jour une assez fine leçon d’administration au bey Ahmed, qui régnait alors.
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