Résumé

J. Ottone L'Algérie, Youssef-Bey et Abd-El-Kader… (1837)

L'échec éprouvé par nos armes à Constantine a produit l'effet le plus fâcheux contre nous, non seulement chez les peuples de l'Algérie, mais encore chez ceux de Tripoli et de Maroc, et chez ceux de Tunis particulièrement, dont le gouvernement n'a pas craint d'enfreindre nos traités, de retenir injustement à d'honorables négocians français des capitaux importans ; gouvernement que l'on peut considérer comme la cause principale de l'acharnement des Arabes contre nous, puisqu'il a permis que des fusils, des boulets, des munitions, des canons et des soldats même passassent par ses états.
Source : Gallica

J. Ottone L'Algérie, Youssef-Bey et Abd-El-Kader… (1837)

Et lorsque la guerre est devenue funeste à ce farouche guerrier, lorsque la France est parvenue à inspirer de la terreur aux tribus qu'il avait entraînées dans son parti, et lorsque enfin ces tribus allaient l'abandonner, redoutant l'incendie de leurs moissons et l'enlèvement de leurs bestiaux , on conclut un second traité avec lui! Eh bien ! attendez que les récoltes soient faites et les grains enfouis, et vous verrez ce qu'il en sera de ce traité! Quelle garantie peut offrir un homme qui a trahi la France, qui a violé son premier traité avec elle ?
Source : Gallica

J. Ottone L'Algérie, Youssef-Bey et Abd-El-Kader… (1837)

Vous n'ignorez pas, Monsieur, que la population générale de l'Algérie, comme de toutes les puissances barbaresques, se compose de Maures, de Turcs, de Juifs, de Bédouis (laboureurs) et d'Arabes nomades; que les trois premières classes de cette population pouvaient seules inspirer aux Bédouis et aux tribus nomades qui forment plus des trois quarts de la population de la régence, une opinion favorable sur le compte du gouvernement français.
Source : Gallica

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