Résumé

Georges Gasc Souvenirs de Kabylie : siège du Bordj d'El-Milia (1871)

La fusillade est épouvantable; le Bordj semble en feu. Nous avons un petit canon de 12 que nous aidons tous à senir. Quelques coups à mitraille balayent l'avenue du Bordj ; à onze heures, quinze spahis et une trentaine d'alliés chargés de rester au camp, remontent en déroute complète, abandonnant leurs morts et leurs blessés auxquels les Arabes coupent la tête et les mains.
Les gourbis d'El-Milia, n'étant plus protégés par le camp qui les cache du Bordj, sont brûlés par les insurgés.
Source : Gallica

Georges Gasc Souvenirs de Kabylie : siège du Bordj d'El-Milia (1871)

Tandis que nous les attendons en face, trop lâches, malgré leur nombre, pour attaquer bravement, les Arabes ont tourné une colline et débouchent par la route de Constantine.
Un mamelon nu la commande à notre gauche; nous nous déployons en tirailleurs, au nombre de 15 seulement, pour protéger la retraite des nôtres sur le camp et le Bordj.
Nous occupons la petite colline, en nous couchant à plat ventre derrière un talus, dans l'eau et la boue. Le lieutenant est avec nous ainsi qu'une dizaine de cavaliers Arabes.
Source : Gallica

Georges Gasc Souvenirs de Kabylie : siège du Bordj d'El-Milia (1871)

Nous envoyons des obus qui font du mal dans leurs groupes, et malgré le terrible serment, rapporté le soir au Bordj par un espion, la nuit est assez calme.
La confiance renaît ; cependant nous ne cessons de surveiller les mouvements des Kabyles.
Les Arabes alliés, du haut de nos murailles, les reconnaissent tous et les accablent d'injures, à la façon des héros d'Homère, avant d'en venir aux mains avec eux. D'autres vont jusqu'à demander des nouvelles de parents ou d'amis. Cependant, vers 4 heures, des masses se rapprochent, nous les canardons, à 600 mètres environ, avec nos chassepots.
Source : Gallica

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