Résumé

Sur la guerre actuelle avec la régence d'Alger… (1830)

L'honneur de la France, l'intérêt de son commerce, exigent que la guerre déclarée depuis trois ans se termine enfin de manière ou d'autre. Or, puisque toutes les tentatives de négociations ont échoué devant l'aveugle opiniâtreté du dey, il ne reste plus d'autre parti à prendre que l'emploi de la force, et l'on ne peut plus balancer que sur le choix des moyens.
Une attaque purement maritime n'aurait aucune chance de succès : il est bien connu qu'Alger présente du côté de la mer un front formidable hérissé d'artillerie.
Source : Gallica

Sur la guerre actuelle avec la régence d'Alger… (1830)

Il est vrai que depuis un certain temps le gouvernement français, ne trouvant peut-être pas que les avantages qu'il retirait de l'exploitation de la pêche et du commerce dans cette partie de l'Afrique , fussent une compensation suffisante des dépenses que lui occasionait l'entretien des forts et de leurs garnisons, avait négligé de les maintenir. Mais comme nous ne cessâmes jamais de rester maîtres du territoire, il est évident que l'on ne saurait tirer de la manière dont il a convenu à la France d'exercer son droit de propriété, aucune induction défavorable à l'existence même de ce droit.
Source : Gallica

Sur la guerre actuelle avec la régence d'Alger… (1830)

Lorsqu'en 1816 l'Angleterre voulut tirer vengeance des offenses de ce même gouvernement, elle ne compta que sur elle-même, et ne réclama aucun secours étranger. Pourquoi la France, dans des circonstances semblables, agirait-elle autrement? L'entreprise exécutée par la Grande-Bretagne a été l'objet des éloges unanimes de l'Europe; comment la nôtre, qui promet d'être plus décisive, pourrait-elle mériter d'être blâmée? Serait-ce le mode d'attaque qui serait la cause de cette différence dans les jugemens?
Source : Gallica

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