Résumé

La Vérité sur Alger ; par Eugène P.… (1831)

ALGER, capitale de ce royaume, est bâtie sur une montagne en forme d'amphithéâtre, baignée au nord et au nord-est dans la Méditerranée. L'aspect de cette ville n'offre rien de beau; à peine le navire qui vous y porte est-il en vue de ses murs, qu'il vous semble voir une longue muraille blanche très-élevée, et ce n'est que lorsque vous en êtes assez près, que vous pouvez distinguer les maisons qui sont d'un blanc sale, et forment un amas de pierres, tant les rues sont serrées et étroites, puisqu'à peine cinq hommes de front peuvent y passer.
Source : Gallica

La Vérité sur Alger ; par Eugène P.… (1831)

Lorsqu'elles sortent, elles couvrent ce bonnet d'une couverture ou d'une gaze qui tombe jusqu'aux pieds. Elles ont, en outre, une robe noire, ornée de broderie, et ne portent ni bas ni corset : elles ont pour chaussure des sandalles qui ont l'entrée si étroite, qu'à peine leurs pieds peuvent y entrer. Elles aiment assez les Français, mais ceux-ci ne sont guère empressés auprès d'elles, parce qu'elles ont comme les Mauresques, le vilain usage de se teindre les ongles des pieds et des mains, et de noircir leurs sourcils.
Source : Gallica

La Vérité sur Alger ; par Eugène P.… (1831)

La campagne qui environne Alger n'a rien de superbe, ce n'est que montagnes et ravins; on n'y aperçoit point ces belles plaines et ces beaux sites que l'on voit en France. Les maisons tombent pour la plupart en ruines, à l'exception de quelques-unes qui sont remarquables par la profusion du marbre qu'on y remarque de tous les côtés.
Source : Gallica

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