Pierre de Castellane, Revue des Deux Mondes
“ Alors, secouant la tête comme un homme qui voit dans le lointain ce qu’il dit : — C’était un homme puissant qu’Osman-Bey, reprit-il ; c’était un maître du bras. Un jour de poudre, la balle d’un fusil lui avait brisé l’œil droit ; mais sa pensée guidait l’autre et courbait les fronts. Il était le digne fils du bey Mohamed-le-Grand, qui dans l’ouest chassa les gens d’Espagne de la place d’Oran. Après avoir gouverné l’ouest et éprouvé la disgrace du pacha, il fut envoyé à Constantine, où il commandait dans la force et le bien. Durant ce temps se formait dans la montagne la nuée de l’orage ”
