Osman Bey

Définition et enjeux

Pierre de Castellane,  Revue des Deux Mondes

“ Alors, secouant la tête comme un homme qui voit dans le lointain ce qu’il dit : — C’était un homme puissant qu’Osman-Bey, reprit-il ; c’était un maître du bras. Un jour de poudre, la balle d’un fusil lui avait brisé l’œil droit ; mais sa pensée guidait l’autre et courbait les fronts. Il était le digne fils du bey Mohamed-le-Grand, qui dans l’ouest chassa les gens d’Espagne de la place d’Oran. Après avoir gouverné l’ouest et éprouvé la disgrace du pacha, il fut envoyé à Constantine, où il commandait dans la force et le bien. Durant ce temps se formait dans la montagne la nuée de l’orage ”
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V. de Mars,  Revue des Deux Mondes

“ Le capitan-pacha, ajouta Osman-Bey, a voulu que l’amiral français eût connaissance de tous ses projets ; il lui ouvre son cœur, et lui demande avec confiance son avis et sa protection. Il ne doute pas que la France n’approuve une conduite dont le but est de maintenir la paix en Orient et d’arracher la Turquie à l’oppression d’une influence étrangère dont elle ne sait comment se délivrer.
L’amiral Lalande ne put cacher entièrement la surprise que lui causa cette communication
”
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Teodor Tomasz Jeż,  Les Uscoques : la patricienne de Venise… (1882)

“ Cet homme s'appelait Osman-bey. Les musulmans ne le connaissaient que sous cette dénomination-là. Les noms de famille n'intéressent guère les Turcs. Toutefois, se conformant aux habitudes locales, ils y ajoutaient encore le nom de Sokolitch.
Osman-bey était le propre neveu du fameux Mohamed-Sokolitch, grand vizir sous trois sultans : Soliman II, Sélim II et Amurat II.
Mohamed venait justement de s'élever à la plus haute dignité que puissent atteindre les sujets du padichah, quand un fils naquit chez Milosch Widulitch, raya des terres qui formaient le domaine féodal (timare) d'Osman-bey.
”
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