Résumé

Osman-Bey Les Russes en 1877-78 (guerre d'Orient… (1889)

Il n'y avait plus d'illusion à se faire ; j'étais bel et bon coulé par rapport au général. Les beaux jours, où il m'était permis d'entrer dans sa tente, à toute heure, et le secouer, comme on secouerait un paillasson, étaient, à tout jamais, passés: je n'étais plus pour lui qu'un rival, un ennemi dont il tenait à se débarrasser. Les compagnons du champ de bataille sont des scies pour les intrigants et les lâches; et Loris était et l'un et l'autre. S'il ne brisa pas en visière du coup, c'est qu'il se réservait in petto de filer en cachette et de me laisser à Kars avec tant de nez.
Source : Gallica

Osman-Bey Les Russes en 1877-78 (guerre d'Orient… (1889)

Certes non, vu que c'est un fait reconnu par la psychologie, que les gens sanguinaires sont généralement lâches. Ce qui distingue l'homme vaillant du lâche le voici: l'homme courageux, de coeur, est prêt à risquer sa vie pour sauver celle de ses semblables: le lâche, lui, tâche de sauver sa peau en sacrifiant les autres. Hussein-Hamy était de cette trempe.
Aussi, Dieu sait quel rôle infâme n'a-t-il joué lorsque, pour plaire à son chef, il a tenu main à l'assaut livré au palais, lorsqu'à Ferié-kiosque on a assommé le malheureux Abd-ul-Aziz!
Source : Gallica

Osman-Bey Les Russes en 1877-78 (guerre d'Orient… (1889)

Néanmoins, ce qui est certain c'est, qu'avant la prise de Kars, les visions de royauté n'ont jamais troublé le sommeil de ce bon Loris. Avec la prise de Kars, les nuages se sont entre-ouverts, parait-il, et Loris a pu s'aper cevoir que la couronne du grand Vartan restait suspendu sur sa tête!
Tous les grands hommes se fabriquent une legende ; et Loris-Melikof a tenu à avoir la sienne.
Loris est tout bonnement le fils d'un honnête négociant (qui ne s'est jamais appelé Melikof) ce négociant liquida ses affaires à Constantinople et en 1829 se transfera à Tiflis avec toute sa famille.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature