Saint-Priest, duc d’Almazan, Revue des Deux Mondes
“ Au fond de l’âme, le mouchir était fort partagé ; il sentait instinctivement que son armée était hors d’état de se mesurer avec les Russes. Ses instructions d’ailleurs lui prescrivaient de demeurer sur la défensive, et le souvenir des désastres de l’année précédente ne justifiait que trop une telle circonspection ? mais parfois aussi il se laissait aller à l’idée de s’illustrer par quelque action d’éclat. L’armée russe, disséminée sur un immense territoire, était faible partout. Ainsi le général Béboutof n’avait à Goumry que dix-sept bataillons, affaiblis encore par les maladies. ”
