Pierre Mille , Revue des Deux Mondes
“ Enfin on sonne la cloche : d’un bond, les grands drapeaux turcs verts ou rouges montent à l’assaut des wagons, la musique joue la marche Hamidié, le train s’ébranle, et aussitôt qu’il est sorti de la gare on aperçoit, au-delà de la mer glauque, une cime allongée et hautaine dont la neige argentée se teinte d’un imperceptible rose. C’est l’Olympe, qui domine et pèse sur ces deux régions, visible de Salonique et de Larissa, de la plaine du Vardar et de celle du Pénée. Alors, comme à un signal donné, les Albanais déchargent leur fusil contre le soleil. ”
