René Pinon, L’Europe et la Jeune-Turquie
“ L’Europe fut reconnaissante à la révolution qui emporta Abd-ul-Hamid, mais elle se montra aussi, vis-à-vis d’elle, trop exigeante ; de là des désillusions qui, comme les enthousiasmes du début, furent parfois exagérées. L’art du gouvernement ne s’improvise pas. Rien ne préparait la plupart des Jeunes-Turcs à assumer les charges du pouvoir dans un moment aussi difficile. La révolution a été faite par l’audace d’une élite à laquelle le succès a attiré des recrues, mais, au début, les Jeunes-Turcs étaient peu nombreux et, même aujourd’hui, ils ne forment dans le pays qu’une minorité. ”
