Résumé

Henri Grignan Résurrection des nationalités en Orient… (1863)

Les chrétiens d'Orient tiennent assurément au bienêtre matériel; mais leur véritable but est ailleurs. Aux Grecs et aux Slaves, il faut, avant tout, la vie morale ; ils ont, au fond du coeur, le sentiment inextinguible de la foi, de la liberté, de la nationalité. Depuis plus de quatre siècles, ils sont comprimés, abaissés par la tyrannie musulmane ; eh bien ! qu'on lise leurs chants populaires, éclos sous le joug ottoman, et l'on aura la preuve irrécusable qu'ils ont conservé intact, et toujours aussi vivace, le sentiment de leur dignité et de leur individualité nationales.
Source : Gallica

Henri Grignan Résurrection des nationalités en Orient… (1863)

Rien de tout cela ne se voit en Turquie. Là, chaque nationalité reste entourée d'un abîme infranchissable ; là, plus que partout ailleurs, existe entre gouvernants et gouvernés incompatibilité de race, de croyance, d'esprit, haine invétérée, méfiance réciproque, tendances diamétralement opposées, un état de choses enfin où nul pouvoir humain ne peut introduire l'harmonie.
Comment a-t-on pu songer à appliquer nos principes de centralisation administrative à une masse composée d'éléments si disparates?
Source : Gallica

Henri Grignan Résurrection des nationalités en Orient… (1863)

Pour justifier l'importance que nous donnons au rôle de la famille slave, il nous suffira de dire que sur les 50 millions d'habitants que comptent l'Autriche et la Turquie, il n'y a pas moins de 25 millions de Slaves. Aucun autre peuple, dans les deux empires, n'est en aussi grand nombre.
Les Roumains sont en tout 6 millions, dont 4 dans les Principautés-Unies ; les Madgyars, 4 millions ; les Grecs indépendants et rayas, 2 millions; les Albanais, 1 million 200,000; les Osmanlis, à peine 1 million ; et les Allemands, 7 millions, c'est-à-dire un peu moins du tiers de la race slave.
Source : Gallica

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