Résumé

H. Desprez,  L’Église d’Orient

“ Dans cette nuit mystique, où le christianisme de l’Occident expire, où la basilique de Saint-Pierre s’écroule, ensevelissant sous ses débris les vieux chrétiens et la vieille papauté, et où le Christ renaît pour ne plus mourir, c’est l’apôtre Jean qui prononce l’Ite missa est de la dernière messe ; c’est lui qui inaugure les temps nouveaux. Les ruines de l’ancien monde chrétien deviennent pour lui un trône éclatant, d’où il contemple le monde régénéré sous l’empire d’une morale plus pure et de la fraternité pratique. ”
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H. Desprez,  L’Église d’Orient

“ Avant de recevoir l’Evangile, chacun des peuples de l’empire turc, et notamment les Grecs, les Slaves, les Valaques, les Arméniens, ont traversé des civilisations distinctes, et les souvenirs qui appartiennent à ces époques évanouies, mais non encore oubliées, ont d’autant plus de puissance, que sous l’empire d’une vie monotone et simple, presque toujours la même depuis des siècles, rarement de grands événemens sont venus frapper leurs imaginations. ”
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H. Desprez,  L’Église d’Orient

“ Mais s’il est à redouter que ce mouvement religieux, dirigé par l’esprit de nationalité, ne s’accomplisse au détriment de Rome, il y a du moins lieu de croire qu’il ne profitera pas à la grande puissance dont l’action menace l’Europe orientale d’une unité bien autrement redoutable que ne le serait l’unité romaine, même dans l’hypothèse d’un triomphe auquel elle est loin de songer. La papauté n’a jamais poursuivi dans ces contrées qu’une suprématie purement religieuse. ”
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