Résumé

Portrait de Živojin Perić Živojin Perić Confédération Balkanique

La Turquie n'est pas un État moderne, parce que ce n'est pas une société, et elle n'est pas une société parce qu'elle n'est pas une unité: c'est un tout divisé en deux parties, dont l'une, les fidèles, méprise l'autre, les infidèles, laquelle, à son tour, hait la première. Est-ce que les sentiments de mépris et de haine sont de nature à développer la solidarité parmi ceux entre lesquels ils existent?
Source : Gutenberg

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Il y a, à Belgrade, près de l'ancienne forteresse romaine que baigne le confluent de la Save et du Danube, une éminence, tournée vers l'Orient, que les Turcs, au temps où ils étaient maîtres de Belgrade et de la Serbie, appelaient Fitchir Bair, ce qui veut dire: la rive de la réflexion. C'est toute la caractéristique du Turc: il réfléchit, mais il ne travaille pas. Sans doute, il est beau de réfléchir, mais la société n'en vit pas. Si la philosophie peut se contenter de la réflexion, la société demande autre chose encore: l'action, le travail.
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Nous sommes égaux devant le travail: chacun est tenu de travailler dans la mesure de ses capacités et de ses forces. Tel est l'enseignement du christianisme, tel est aussi l'enseignement de la science, qui, de même que le Christ, prêche la solidarité sociale, prêche le devoir qu'ont tous les hommes de vivre et d'agir pour cette unité qui s'appelle société, dont ils ne sont que les parties.
Eh bien! cette égalité devant le travail, le Coran ne la connaît pas. S'il connaît quelque chose, c'est, tout au contraire, l'inégalité devant le devoir.
Source : Gutenberg

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