Gabriel Thomas, Du Danube à la Baltique : Allemagne… (1888)
“ A trois heures environ de Linz, la perspective du Danube est grandiose. Les escarpements assombris l'étreignent de plus près encore ; il se tord en mille courbes étranges au milieu des rochers : je vois sur les deux rives plusieurs plans de promontoires boisés qui se superposent et entrecroisent à perte de vue leurs falaises en éperon. A chaque instant le fleuve s'élargit comme un lac sans issue ; puis, à l'écart, il se creuse un chenal étroit et profond. Un vent glacé a chassé du pont tous les passagers : j'y reste seul près de la machine qui m'envoie un peu de chaleur. ”
