Jeunes-Turcs

Définition et enjeux

Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  Revue des Deux Mondes

“ C’est une des choses qui doivent nous rassurer sur l’avenir prochain du français en Turquie. Aux Turcs, comme aux Grecs, aux sujets ottomans de toute race et de toute religion, il faudra, longtemps encore, j’oserai presque dire il faudra toujours, une langue internationale, empruntée à l’Occident, qui les mette ou les maintienne en relations avec l’Europe et avec la civilisation moderne. N’est-ce pas là une des premières conditions de la rénovation de l’Orient ? Les plus patriotes, les plus nationalistes des Jeunes-Turcs en ont eux-mêmes le sentiment. ”
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René Pinon,  L’Europe et la Jeune-Turquie

“ La France, en Orient, a toujours su concilier la protection des chrétiens avec l’amitié des Turcs ; c’est, plus que jamais, la voie à suivre, et, s’il est vrai qu’il n’y a de salut pour la Jeune-Turquie que dans une réconciliation de toutes les races et de toutes les religions qui vivent dans l’Empire, les Jeunes-Turcs nous sauront gré un jour de les avoir aidés à la réaliser.
La Jeune-Turquie n’a donc que des amis. Elle pourrait perdre quelques-uns d’entre eux si elle s’égarait, sur les traces d’Abd-ul-Hamid, dans les voies du panislamisme.
”
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes,  Revue des Deux Mondes

“ Un des points essentiels du programme jeune-turc est la substitution du principe politique de l’unité ottomane au principe ethnique des races diverses qui occupent le territoire de l’Empire avec des droits différens. Les Jeunes-Turcs ne reconnaissent en Macédoine ni Grecs, ni Bulgares, ni Serbes : il n’y a là pour eux que des Ottomans, et le bienfait de la Constitution sera de fondre toutes ces races dans un même bloc, en leur accordant une représentation égale dans le Parlement et des droits égaux dans le pays. ”
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