Pierre Blanchard, Le nouvelliste de la jeunesse (1837)
“ Une seule chance de succès lui reste, c'est de plonger dans le courant; mais l'aigle prévoit la ruse; il force sa proie à rester dans l'air, en se tenant sans relâche au-dessous d'elle, et en menaçant de la frapper au ventre et sous les ailes. Cette profondeur de combinaison, quel homme envierait à l'oiseau, ne manque jamais d'atteindre son but. Le cygne s'affaiblit, se lasse et perd tout espoir de salut. Mais alors son ennemi craint encore qu'il n'aille tomber dans l'eau du fleuve. Un coup de serres de l'aigle frappe la victime sous l'aile et la précipite obliquement sur le rivage. ”
